Les Insoumises

Les coups de gueule de celles qui n'ont pas la langue dans leur poche

25 mai 2009

Mise en service d'un n° d'aide aux parents: 116.000

AUGMENTATION DES FUGUES, DISPARITIONS D'ENFANTS ET ENLEVEMENTS

Fugues, disparitions de mineurs et enlèvements parentaux sont en hausse en France, ont annoncé les autorités lundi, jour de la mise en service d'un numéro d'aide pour les parents, le 116.000. Le nombre de disparitions classées comme inquiétantes par la police, susceptibles d'être criminelles ou mettant en danger la vie de la victime a franchi pour la première fois, toutes catégories confondues, la barre des 10.000 (10.846) l'année dernière, a déclaré le policier Frédéric Malon à la presse.

Cinq cents mineurs ont disparu de cette manière, dont 304 dans des cas où des crimes sont soupçonnés.

La plupart des affaires, 247, ayant été résolues, 77 enfants figuraient toujours à ce titre dans le Fichier des personnes recherchées le 1er janvier dernier, compte tenu des cas en souffrance des autres années, a-t-il dit.

Le phénomène des fugues, 47.062 en 2008, connaît aussi une forte hausse de 5% par rapport à l'année précédente, 30% par rapport à 1998, selon la même source.

Dans ce cas de figure, la quasi-totalité des enfants sont retrouvés mais les fugues peuvent durer plusieurs années, a précisé le policier, et 8.700 sont toujours recherchés. Trois quarts des fugueurs ont entre 15 et 18 ans.

Selon une étude de l'association SOS-Enfants disparus publiée lundi, les premiers motifs de la fugue sont l'escapade amoureuse (22%) et un mauvais climat familial (21%).

ENLEVÈMENTS PARENTAUX EN HAUSSE

Le numéro d'appel 116.000 pour les parents a été mis en service pour apporter une aide "morale, juridique, psychologique et sociale" aux parents d'enfants disparus, a dit Arnaud Gruselle, président de la Fondation pour l'enfance, qui gère le service.

Cette mesure concrétise un engagement annoncé en janvier 2007. Le numéro, déjà opérationnel dans huit pays européens selon l'association Child Focus (Belgique, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie et Slovaquie), doit à terme être le même sur tout le continent européen.

La France assure qu'elle s'emploie à répondre au phénomène des disparitions d'enfants. Concernant l'aspect criminel, l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) a été créé il y a quelques années.

Ce service est dédié notamment aux crimes en série, un phénomène longtemps négligé voire ignoré en France mais mis en lumière par plusieurs affaires retentissantes, comme celle visant le couple Michel Fourniret-Monique Olivier, qui a tué des fillettes entre 1987 et 2003 avant d'être arrêté.

Ses moyens restent limités avec 60 fonctionnaires et sa saisine avec les services locaux de police n'est opérée que si "elle peut apporter une plus-value, en terme d'expérience, de coordination et de rapprochement avec d'autres affaires", a dit Frédéric Malon, qui dirige l'OCRVP.

Le phénomène des enfants enlevés par un de leurs parents après des séparations est aussi en augmentation, à la fois une mondialisation et une radicalisation, selon Mahrez Abassi, du ministère français des Affaires étrangères.

Il y a eu 360 cas en 2008, un chiffre en hausse de 9% par rapport à 2007. "L'enfant est au carrefour des cultures", a dit ce fonctionnaire. La France tente de persuader tous les Etats de signer la convention de La Haye, qui vise à donner un cadre aux échanges entre Etats sur ces problèmes.

Le suivi des affaires est difficile.

"Les parents n'hésitent plus à utiliser les moyens les plus extrêmes, comme l'emploi de milices, le changement de nom de l'enfant" explique Mahrez Abassi.

La France est autant concernée par des enfants enlevés chez elle que par des parents "kidnappeurs" qui y résident. Tous les pays sont concernés dans le monde, avec par exemple 26 cas d'enfants enlevés par un parent japonais et emmenés en Orient, qui sont traités actuellement par le Quai d'Orsay.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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La chaleur, probablement...

Vous savez quoi ? J'en ai ras-la-frange ces temps-ci ! Trop de travail et une vieille impression que les journées sont trop courtes. Je ne vais pas vous parler de la crise qui fait criser, du temps orageux qui nous met en vrac mais des vieux sur la route... ben pourquoi pas ? Je n'ai pas fait la promesse d'être sérieuse !

Une vieille dame fait n'importe quoi sur la route. Elle se fait klaxonner mais plutôt que de bouger son véhicule, Mamie s'arrête et descend en vociférant. Je me dis qu'à cet âge-là, elle est bien imprudente de braver une horde d'automobilistes pressée de tracer la route et qu'un seul petit bout d'homme pourrait la percher en haut d'un arbre et l'y laisser pour la nuit. Je me dis aussi qu'à un âge quasi canonique, ne plus conduire serait tout de même une bonne idée. Elle braille encore en remontant dans sa voiture... une folle ! Seule derrière mon volant, je me gondole en regardant Mamie Nova s'escagasser. Quand je dis Mamie Nova, ce serait plutôt Tatie Danièle. Elle finit par déguerpir la vipère et là encore, je me dis que l'éducation fait que personne n'a bronché, que le respect des personnes âgées existe bel et bien. Je me surprends à n'avoir pas plus de respect pour les vieux que pour les jeunes, je veux dire que je ne les respecte pas plus. Quand je bigle une petite grand-mère aux cheveux violets, toute bigoudinée, le nez collé au pare-brise, je ne pense pas respect, je pense à sauver ma peau !

Puisque j'en suis à vous faire partager des choses sans importance, je vais vous dire pourquoi j'aime notre métier... Ouais, je sais que je vous l'ai déjà dit et alors ? Disons que je l'aime parce que je peux y mettre à peu près tout ce que je suis. Je vais donc vous raconter une histoire. Une vraie, bien sûr. Il paraît que je ne suis pas très "académique", ce sont des choses qui arrivent à n'importe qui. Je ne le suis pas, tu ne l'es pas, il... bref, ça arrive. Je n'emploie pas les forceps pour extirper des informations aux familles, elles disent ou se taisent. Je base plus mon travail sur une relation de confiance que sur un bras de fer. Entretiens avec les gamins et avec les familles. Je n'utilise pas toujours l'approche systémique, je laisse mon imagination et celle de mon interlocuteur faire leur chemin. Et le rire n'est pas exclu, je ne suis pas Rachida Dati, je peux le faire ! Une mère arrive le cheveu fou, l'oeil qui frise, je ne la connais pas mais elle a une tête à tenir l''Education Nationale responsable de tous les maux ! Elle vient m'expliquer pourquoi sa fille ne va pas bien... pour le coup, la gamine ne va pas bien ! elle pleure au moins deux fois par jour et elle est chiante comme la pluie. Pas le temps d'en placer une, cette maman me parle de son arrière-grand-mère qui trompait son mari alors qu'à cette époque cela ne se faisait pas du tout. Je m'abstiens du moindre commentaire, j'ai la langue qui me démange mais si j'ouvre mon bec, le discours ne cadrera pas avec l'idée qu'elle peut se faire de l'assistante sociale en milieu scolaire... je souris. Je ne pige pas pourquoi elle sort mémé de la naphtaline mais écouter est une mission... j'écoute donc. L'arrière-grand-père doit se retourner dans sa tombe, je vous le dis, parce que mémé avait du tempérament ! Et cette maman de me sortir tout d'un coup: "voilà pourquoi ma fille ne va pas bien ". Je dois avoir la tronche du randonneur qui croise un ours et la mère ajoute devant mon air imbécile :" Je trompe mon mari, c'est génétique. J'ai lu que l'infidélité était héréditaire". Vous savez quoi ? J'ai éclaté de rire, un truc qui venait de si loin que j'ai failli tomber de ma chaise. Remonter aux calanques grecques, exhumer mémé pour me dire ce qu'a priori personne ne sait et encore moins sa fille, alors là je dois dire qu'on ne me l'avait jamais faite celle-là ! Plus je riais, plus cette femme me paraissait sincère quant à sa recherche de solution au problème de sa fille... Je la sentais aussi soulagée que je me marre. Il arrive souvent que nous sortions les mouchoirs parce que les jeunes pleurent, parce que les parents craquent mais parce que le fou rire vous ravage le maquillage, c'est plus rare. La fille chérie, je le savais depuis deux jours, n'avait qu'un chagrin d'amour et devait s'en tamponner carrément de ce que faisait l'ancienne de ses jupons et de la vie de sa mère. Sans éclat de rire, l'entretien aurait été carrément de la science fiction, le fait d'exploser a permis de communiquer tout à fait librement avec cette maman, sans tabou, sans jugement. Moralité: si vous avez un fou rire intempestif, n'ayez pas peur de le justifier, nous sommes des êtres humains, pas des robots.

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15 mai 2009

Coucou !

Chouette, l'ordi fonctionne de nouveau. Je suis contente de reprendre le clavier pour partager avec vous les coups de gueule, les billets d'humeur, les petites infos. Ce soir, je manque carrément de temps mais je voulais tout de même vous dire un petit bonsoir. Voilà qui est fait.

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28 avril 2009

Grippe porcine, à tes souhaits !

La grippe porcine, c'est bête mais pas seulement. Même si l'OMS s'inquiète parce que le virus a quelque chose d'unique, à savoir: un assemblage génétique inconnu, Mme Crocs rose nous rassure en déclarant que le vaccin contre la grippe aviaire ferait l'affaire et que la France était dotée d'assez de masques pour éviter l'hécatombe. Alors que la grippe du cochon ou le tapis rouge de Cannes ne nous empêchent surtout pas de rester vigilants (réforme des hôpitaux, licenciements, billets d'aller sans retour etc). La crise est toujours là alors n'oublions pas les réalités qui l'entourent.

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24 avril 2009

Le délit de solidarité

Le ministre de l’immigration prétendant qu’en 65 ans (âge de l’article L 622-1 du code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile), personne n’avait été condamné pour avoir hébergé, nourri ou pris en stop un étranger en situation irrégulière, les Amoureux au ban public réagissent et feront connaître, le 28 avril, lors d’une conférence de presse, plusieurs situations de personnes condamnées par la justice pour délit de solidarité.

Je sais, tu sais, il sait, nous savons tous… Ce serait sans doute pas mal qu’on cesse de nous prendre pour des ânes. Solidarité avec les Amoureux.

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11 avril 2009

Youpi

Il fut un temps où je rêvais (je ne suis pas la seule du reste mais ce sont des choses qui ne se disent pas) que mon chef d’établissement passe sous un camion… il était tellement méchant, tellement destructeur avec les enfants et les adultes que nous avions tous une profonde aversion pour cet individu. Pour ceux qui le connaissent, une mort lente et douloureuse leur paraîssait peut-être une bien meilleure idée mais il faut tout de même rester ce que nous sommes… aigris mais pas cruels. Bref, il n’est pas mort, nos chemins ne se croisent plus et le pervers-narcissique mort ou vif nous laisse aujourd’hui indifférents. C’est même parfois un sujet de rigolade, après l’affliction ! Je n’ai certes pas pris le clavier pour parler de lui… mais tout justement du grand bonheur de conserver ma chef d’établissement l’année prochaine. Sa demande de mutation me donnait des sueurs froides. Tout en ne lui souhaitant que du bien, je croisais les doigts derrière mon dos pour qu’elle ne l’obtienne pas. Parce que cette chef d’établissement-là, c’est une perle.  A l’annonce de son maintien au collège, je crois que j’ai crié « Youpi » comme une gosse de huit ans ! Les autres attendront pour nous la piquer… Nous allons encore travailler l’année prochaine dans la bonne humeur, la convivialité et le respect du rôle de chacun. Cette « Madame » je l’adore parce qu’elle est humaine, d’intelligence vive et toujours préoccupée par l’avenir des gamins. Et puis, elle n’est pas snobinarde, pas prétentieuse… elle a même un couple de canards qui a pris possession d’un carré de verdure devant chez elle en guise de lieu de convalescence ; la cane a une patte cassée, elle se refait une santé sous son regard bienveillant. Ça a de la gueule tout de même ! elle dégage la chef d’étable, hein ?

Notre équipe collège étant une équipe solidaire et joyeuse, la rentrée de septembre fera du début de cette cinquième année ensemble un moment de joie. Cinq ans, ça se fête !

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Histoire de partir en vacances l'esprit libre !

Libération 9 avril 2009

      

-         Des travailleurs sociaux intimidés -

par Françoise Dumont [enseignante et secrétaire générale adjointe à la LDH]

« Difficile d’être travailleur social aujourd’hui. En février 2008, un éducateur de prévention spécialisée des Alpes Maritimes était licencié pour avoir refusé de rentrer des données nominatives dans un logiciel « partagé » entre différents services du conseil général. En juillet, une assistante sociale de Belfort était gardée à vue par la police des frontières parce qu’elle avait refusé de donner l’adresse d’une femme sans-papiers. D’après l’association nationale des assistants de service social, ce n’était pas la première intimidation du genre. C’est à cette même incitation à servir d’auxiliaires de police que se sont opposés les salariés de l’ex-ANPE, qui devaient s’assurer auprès des préfectures de la légalité de séjour des travailleurs étrangers se présentant à leur guichet. Le gouvernement revient maintenant à la charge avec une procédure complètement informatisée. Les personnels qui travaillent dans les organismes de protection sociale ne sont guère mieux traités. Dans ce secteur, le travail consiste de moins en moins à aider : il faut avant tout débusquer le fraudeur. Et tant pis si cette « exigence » entraîne des dommages collatéraux. Ainsi, à la suite d’un changement de système informatique destiné à lutter contre la fraude, en janvier, des cohortes d’allocataires viennent de se voir privés de leur prestation logement pendant au moins deux mois. Près de 100 000 foyers, souvent très modestes, sont concernés par ce bug ».

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22 mars 2009

Le printemps 2009

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Je pense que tout le monde l'a remarqué mais j'ai envie de le chanter sur tous les toits... c'est le printemps ! On peut nous pondre toutes les lois, tenter de nous faire avaler des couleuvres mais quand les bourgeons explosent, c'est une leçon de vie. Malgré la tempête, le neige et le froid, l'arbuste a résisté. Nous résisterons aussi. Dans le silence parfois, dans l'action souvent mais nous résisterons et cette seule certitude donne envie de célébrer "ce" printemps qui nous conforte et nous réconforte.

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14 mars 2009

Info

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Théâtre de St Germain, spectacle "Box son" était un régal pour les yeux et les oreilles. Fortement conseillé où que vous puissiez le voir

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03 mars 2009

Ce n'est pas un scoop !

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En mars tu ramasses, en avril tu défiles et pour le reste...

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