Les Insoumises

17 juillet 2009

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Un adolescent perd son œil : bavure policière ou accident ?

Le Courrier de Mantes

Publié le: 13 juillet 2005

Sékou venait de descendre du deuxième étage, balcon par balcon, lorsque le policier a tiré.

Sékou, 14 ans, a perdu un œil mercredi, aux Mureaux. L’adolescent a reçu à bout portant une balle de caoutchouc tirée par un policier armé d’un flash-ball. Des témoins racontent la scène. Les policiers reconnaissent un “accident malheureux”.

Il est 18 h 20 mercredi 6 juillet. Les policiers sont appelés rue Jean-Jacques Rousseau pour ce qui s’apparente à un cambriolage. Il s’agit en fait de déloger les squatteurs d’un appartement vide du deuxième étage, dans un immeuble voué à la démolition où une dizaine de logements sont encore occupés. C’est le terrain de jeux favori des gamins de la Vigne-Blanche. Selon la police, le squatt avait été vidé récemment, fracturé et à nouveau occupé.

Dans l’escalier qui mène aux étages, un policier armé d’un flashball est averti que les occupants tentent de se sauver par une fenêtre. Il rebrousse chemin, contourne l’immeuble et voit Sékou. À partir de ce moment-là, les versions des témoins de la scène et des policiers divergent (lire plus bas). L’adolescent est le dernier des cinq jeunes à être descendu du deuxième étage, balcon par balcon. Le policier aurait eu l’impression qu’il tentait de ramasser quelque chose au sol, ce que nient farouchement les témoins. Le doigt du policier est sur la gâchette de son flashball, une arme qui tire des balles en caoutchouc de la taille d’une balle de tennis, et le cran de sûreté a été enlevé. Le coup part et atteint Sékou à l’œil gauche.

Le garçon est d’abord transporté à l’hôpital de Poissy avant d’être dirigé vers celui des Quinze-Vingt, à Paris, spécialisé dans la chirurgie ophtalmologique. Vendredi, les médecins l’ont opéré mais ils n’ont pas pu sauver son œil. Son père est allé au commissariat pour déposer une plainte. L’Inspection générale de la police nationale mène l’enquête.

F.A., F.L. et L.V.


Sabri, animateur au centre social : « J’ai vu toute la scène »

« Il était entre 18 h30 et 18 h 45. Je réparais une pompe à eau d’aquarium dans la cuisine du centre social de la Vigne Blanche qui se trouve juste face au bâtiment où l’incident a eu lieu. J’ai vu deux ou trois jeunes faire le tour du bâtiment en courant, tandis que trois autres descendaient par la fenêtre et le balcon du deuxième étage. De la rue, j’ai vu des policiers se diriger vers le bâtiment avec des flash-balls. J’ai vu Sekou qui descendait par le balcon du deuxième étage. Tout au long de sa descente, je lui ai recommandé d’aller doucement, je lui ai crié “ne fais pas n’importe quoi !”. Je craignais qu’il fasse une chute.

Pourquoi la tête ?

Il se pendait au balcon quand la police est arrivée. Alors qu’il pendait à un mètre du sol du premier étage, il est tombé et s’est recroquevillé. Il n’avait aucun bâton, ni barre de fer et n’était pas menaçant. Il a levé les mains. Le policier en tenue a mis un pied en avant puis un autre en arrière et s’est mis en position de tir en pointant Sekou avec son arme sans l’avertir. J’ai entendu la détonation et Sekou est tombé face contre terre en se tenant la tête dans les mains. Il ne bougeait plus. Un policier en civil s’est approché et lui a mis des coups de tonfa sur les jambes et dans les côtes et l’a menotté. Lorsqu’il a vu le visage de Sekou en sang, il a compris et a semblé inquiet, il l’a relevé, retiré les menottes et mis en position assise contre le mur. Puis le policier en civil a rejoint les deux gardiens de la paix pour se mettre en sécurité. Pendant ce temps, la mère de Sekou est arrivée sur les lieux alertée par des voisins et s’est mise à crier en voyant son fils la tête en sang. C’était horrible.

J’ai été discuté ensuite avec le gardien de la paix qui a tiré le coup de flash-balls. Je me suis présenté, en lui déclarant que j’étais animateur au centre social de la Vigne Blanche. Je lui ai dit : “Je sais que vous faites un travail difficile... Mais pourquoi avoir tiré à la tête ? Si vous vous sentiez en danger, pourquoi ne pas avoir visé les jambes ?“ Il m’a dit qu’il avait paniqué.

Le commissaire de police des Mureaux, que je connais pour son grand sens du dialogue, s’est ensuite déplacé sur les lieux avec plusieurs policiers en civil qui ont cherché à calmer le jeu. J’ai entendu le commissaire demander à ses hommes d’ôter leurs casques en expliquant qu’une erreur avait été commise. Il a eu une attitude très courageuse... Il a affirmé qu’il y aurait une enquête. J’ai moi-même été auditionné deux fois par l’Inspection générale des services depuis, ainsi que six ou sept autres personnes qui étaient sur les lieux de l’incident.

Ne pas avoir peur de témoigner

Beaucoup ont peur de témoigner. Cette barrière, il faut la casser. Il ne faut pas avoir peur de la police. C’est ce que j’ai dit aux jeunes et aux mères de familles présents. Avec le personnel du centre social présent en nombre autour, avec les personnes âgées du quartier qui se trouvaient là aussi, nous leur avons demandé de ne pas en faire un prétexte de représailles contre la police. J’ai demandé à l’IGS que la population soit informée des suites de l’enquête. Il faut que la sanction soit exemplaire et que le public le sache ».


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13 juillet 2009

Peut-être le début d'autre chose...

Le nom de ce blog ne correspondant plus à rien (aucune mobilisation pour l'alimenter), ce nom changera dans quelques jours ou quelques semaines. Je vire le pluriel. Contester n'est pas rejeter tout mais prendre le temps de réfléchir pour ne garder que ce qui est juste et intelligent. Savoir dire "non" quand il est encore temps et garder l'esprit critique, c'est ne pas se laisser anesthésier. Plutôt que de faire l'autruche... tête dans le sable et cul en l'air, personnellement je préfère surveiller mes arrières.

Je souhaite à toutes les collègues, qu'elles soient du scolaire ou du secteur, d'excellentes vacances d'été.

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08 juillet 2009

Contre la pauvreté et l'exclusion sociale

2010 sera l’année européenne contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Nous pouvons envisager des actions collectives et demander une production à nos élèves, production qui pourrait être valorisée par une expo dans la mairie de la commune dont dépend l’établissement scolaire. Moi, je dis ça mais chacune peut inventer quelque chose de sympa… je vous donne une idée : il existe un document pédagogique pour comprendre la journée mondiale du refus de la misère et le refus de l’exclusion (site intéressant) :

http:// reperespoureduquer.cidem.org 

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Tout de même pas un zéro pointé !!

Droits des enfants à Genève.

Le 26 mai dernier, la France était auditionnée par le Comité des Droits de l’enfant des Nations Unies, composé d’experts internationaux. La représentante du gouvernement français Nadine Morano - secrétaire d’Etat à la Famille– a mis en évidence l’attachement de la Franceaux Droits de l’enfant et évoqué la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance.

Lors du débat, plusieurs griefs ou interrogations ont été formulés à l’égard de la France.Il a été regretté que la Convention des Droits de l’enfant soit si peu connue en France. L’appréciation était partagée par l’ensemble des ONG présentes.

Le Comité s’est étonné de l’absence de données collectives sur les enfants pauvres et leur famille en France, notamment dans le DOM-TOM.

Le Comité a également interrogé Nadine Morano sur le sort des 150000 enfants sortant du système scolaire sans qualification.

Si vous souhaitez en savoir plus : www.atd-quartmonde.org/-droit-de-l-enfant 

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06 juillet 2009

La proposition de loi anti-bandes

Et en avant pour le "tout sécuritaire"... je vous le dis, l'hiver prochain faites gaffe quand même parce qu'il suffira que nous soyons quatre ou cinq devant l'Inspection Académique, à bavarder comme nous savons si bien le faire en nous gelant les fesses avec les collègues fumeuses, pour que tout de suite nous soyons une bande avec de mauvaises intentions. Ben ouais, avec nos capuches sur la tête et nos écharpes sur le nez, nous sommes bonnes pour la garde à vue. Le passe-montagne, tu oublies... même si tu es de santé fragile ! Là, c'est un coup à te retrouver en zonzon. Il ne faut pas pousser le bouchon tout de même. Déjà l'égalité nous ne parvenions plus à y croire, la fraternité a plié ses gaules et la liberté prend un coup dans l'aile. "Tu la voyais pas comme ça ta vie " chantait Souchon... Le monde est devenu fou.

30 organisations membres du Collectif Liberté Egalité Justice (ou qui ont décidé de s'y associer à l'occasion de cette proposition *) dénonce "la démagogie sécuritaire" du texte . Je vous conseille vivement de lire cette proposition de loi parce qu'en effet, la suspicion d'intention pourrait bien engendrer des dérives. Je ne vais pas faire du mauvais esprit en cette période d'été. A chacun de voir !

[ * l'Associaton Française des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille, Droit au Logement, le Génepi, la Ligue des Droits de l'Homme, le Collectif "nous refusons la politique de la peur", les Syndicats des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, le Snepap-FSU, le SNPES-FSU et l'Union syndicale de la psychiatrie ...]

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Pour les AVS

Je sais, je n'ai pas assuré une cacahuète ces dernières semaines... on ne peut pas être partout. Cette fin d'année a été difficile mais comme je le dis à certaines copines et collègues, je finis à la verticale ce qui ne m'était pas arrivé depuis quelques années. Il y a une chose qui me froisse, je connais bien deux AVS qui sont maltraitées au sein de notre institution. Ces AVS sont des femmes bien, respectables de par leur parcours, de par ce qu'elles sont et je ne comprends pas (mais peut-être pourrez-vous m'expliquer) pourquoi elles semblent tellement déranger. Ne pourrions-nous pas être davantage à l'écoute et attentives à ce qu'elles vivent pour les aider à dénoncer ce qu'elles subissent et qu'elles taisent de peur des représailles sur les structures où elles travaillent et bien au-dessus encore ? J'ai lu que le gouvernement réfléchissait actuellement à la construction d'un statut pour les auxiliaires de vie scolaire. Pourvu que la réflexion mène à l'action. Bientôt il fera trop chaud pour travailler !!

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25 mai 2009

Mise en service d'un n° d'aide aux parents: 116.000

AUGMENTATION DES FUGUES, DISPARITIONS D'ENFANTS ET ENLEVEMENTS

Fugues, disparitions de mineurs et enlèvements parentaux sont en hausse en France, ont annoncé les autorités lundi, jour de la mise en service d'un numéro d'aide pour les parents, le 116.000. Le nombre de disparitions classées comme inquiétantes par la police, susceptibles d'être criminelles ou mettant en danger la vie de la victime a franchi pour la première fois, toutes catégories confondues, la barre des 10.000 (10.846) l'année dernière, a déclaré le policier Frédéric Malon à la presse.

Cinq cents mineurs ont disparu de cette manière, dont 304 dans des cas où des crimes sont soupçonnés.

La plupart des affaires, 247, ayant été résolues, 77 enfants figuraient toujours à ce titre dans le Fichier des personnes recherchées le 1er janvier dernier, compte tenu des cas en souffrance des autres années, a-t-il dit.

Le phénomène des fugues, 47.062 en 2008, connaît aussi une forte hausse de 5% par rapport à l'année précédente, 30% par rapport à 1998, selon la même source.

Dans ce cas de figure, la quasi-totalité des enfants sont retrouvés mais les fugues peuvent durer plusieurs années, a précisé le policier, et 8.700 sont toujours recherchés. Trois quarts des fugueurs ont entre 15 et 18 ans.

Selon une étude de l'association SOS-Enfants disparus publiée lundi, les premiers motifs de la fugue sont l'escapade amoureuse (22%) et un mauvais climat familial (21%).

ENLEVÈMENTS PARENTAUX EN HAUSSE

Le numéro d'appel 116.000 pour les parents a été mis en service pour apporter une aide "morale, juridique, psychologique et sociale" aux parents d'enfants disparus, a dit Arnaud Gruselle, président de la Fondation pour l'enfance, qui gère le service.

Cette mesure concrétise un engagement annoncé en janvier 2007. Le numéro, déjà opérationnel dans huit pays européens selon l'association Child Focus (Belgique, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie et Slovaquie), doit à terme être le même sur tout le continent européen.

La France assure qu'elle s'emploie à répondre au phénomène des disparitions d'enfants. Concernant l'aspect criminel, l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) a été créé il y a quelques années.

Ce service est dédié notamment aux crimes en série, un phénomène longtemps négligé voire ignoré en France mais mis en lumière par plusieurs affaires retentissantes, comme celle visant le couple Michel Fourniret-Monique Olivier, qui a tué des fillettes entre 1987 et 2003 avant d'être arrêté.

Ses moyens restent limités avec 60 fonctionnaires et sa saisine avec les services locaux de police n'est opérée que si "elle peut apporter une plus-value, en terme d'expérience, de coordination et de rapprochement avec d'autres affaires", a dit Frédéric Malon, qui dirige l'OCRVP.

Le phénomène des enfants enlevés par un de leurs parents après des séparations est aussi en augmentation, à la fois une mondialisation et une radicalisation, selon Mahrez Abassi, du ministère français des Affaires étrangères.

Il y a eu 360 cas en 2008, un chiffre en hausse de 9% par rapport à 2007. "L'enfant est au carrefour des cultures", a dit ce fonctionnaire. La France tente de persuader tous les Etats de signer la convention de La Haye, qui vise à donner un cadre aux échanges entre Etats sur ces problèmes.

Le suivi des affaires est difficile.

"Les parents n'hésitent plus à utiliser les moyens les plus extrêmes, comme l'emploi de milices, le changement de nom de l'enfant" explique Mahrez Abassi.

La France est autant concernée par des enfants enlevés chez elle que par des parents "kidnappeurs" qui y résident. Tous les pays sont concernés dans le monde, avec par exemple 26 cas d'enfants enlevés par un parent japonais et emmenés en Orient, qui sont traités actuellement par le Quai d'Orsay.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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La chaleur, probablement...

Vous savez quoi ? J'en ai ras-la-frange ces temps-ci ! Trop de travail et une vieille impression que les journées sont trop courtes. Je ne vais pas vous parler de la crise qui fait criser, du temps orageux qui nous met en vrac mais des vieux sur la route... ben pourquoi pas ? Je n'ai pas fait la promesse d'être sérieuse !

Une vieille dame fait n'importe quoi sur la route. Elle se fait klaxonner mais plutôt que de bouger son véhicule, Mamie s'arrête et descend en vociférant. Je me dis qu'à cet âge-là, elle est bien imprudente de braver une horde d'automobilistes pressée de tracer la route et qu'un seul petit bout d'homme pourrait la percher en haut d'un arbre et l'y laisser pour la nuit. Je me dis aussi qu'à un âge quasi canonique, ne plus conduire serait tout de même une bonne idée. Elle braille encore en remontant dans sa voiture... une folle ! Seule derrière mon volant, je me gondole en regardant Mamie Nova s'escagasser. Quand je dis Mamie Nova, ce serait plutôt Tatie Danièle. Elle finit par déguerpir la vipère et là encore, je me dis que l'éducation fait que personne n'a bronché, que le respect des personnes âgées existe bel et bien. Je me surprends à n'avoir pas plus de respect pour les vieux que pour les jeunes, je veux dire que je ne les respecte pas plus. Quand je bigle une petite grand-mère aux cheveux violets, toute bigoudinée, le nez collé au pare-brise, je ne pense pas respect, je pense à sauver ma peau !

Puisque j'en suis à vous faire partager des choses sans importance, je vais vous dire pourquoi j'aime notre métier... Ouais, je sais que je vous l'ai déjà dit et alors ? Disons que je l'aime parce que je peux y mettre à peu près tout ce que je suis. Je vais donc vous raconter une histoire. Une vraie, bien sûr. Il paraît que je ne suis pas très "académique", ce sont des choses qui arrivent à n'importe qui. Je ne le suis pas, tu ne l'es pas, il... bref, ça arrive. Je n'emploie pas les forceps pour extirper des informations aux familles, elles disent ou se taisent. Je base plus mon travail sur une relation de confiance que sur un bras de fer. Entretiens avec les gamins et avec les familles. Je n'utilise pas toujours l'approche systémique, je laisse mon imagination et celle de mon interlocuteur faire leur chemin. Et le rire n'est pas exclu, je ne suis pas Rachida Dati, je peux le faire ! Une mère arrive le cheveu fou, l'oeil qui frise, je ne la connais pas mais elle a une tête à tenir l''Education Nationale responsable de tous les maux ! Elle vient m'expliquer pourquoi sa fille ne va pas bien... pour le coup, la gamine ne va pas bien ! elle pleure au moins deux fois par jour et elle est chiante comme la pluie. Pas le temps d'en placer une, cette maman me parle de son arrière-grand-mère qui trompait son mari alors qu'à cette époque cela ne se faisait pas du tout. Je m'abstiens du moindre commentaire, j'ai la langue qui me démange mais si j'ouvre mon bec, le discours ne cadrera pas avec l'idée qu'elle peut se faire de l'assistante sociale en milieu scolaire... je souris. Je ne pige pas pourquoi elle sort mémé de la naphtaline mais écouter est une mission... j'écoute donc. L'arrière-grand-père doit se retourner dans sa tombe, je vous le dis, parce que mémé avait du tempérament ! Et cette maman de me sortir tout d'un coup: "voilà pourquoi ma fille ne va pas bien ". Je dois avoir la tronche du randonneur qui croise un ours et la mère ajoute devant mon air imbécile :" Je trompe mon mari, c'est génétique. J'ai lu que l'infidélité était héréditaire". Vous savez quoi ? J'ai éclaté de rire, un truc qui venait de si loin que j'ai failli tomber de ma chaise. Remonter aux calanques grecques, exhumer mémé pour me dire ce qu'a priori personne ne sait et encore moins sa fille, alors là je dois dire qu'on ne me l'avait jamais faite celle-là ! Plus je riais, plus cette femme me paraissait sincère quant à sa recherche de solution au problème de sa fille... Je la sentais aussi soulagée que je me marre. Il arrive souvent que nous sortions les mouchoirs parce que les jeunes pleurent, parce que les parents craquent mais parce que le fou rire vous ravage le maquillage, c'est plus rare. La fille chérie, je le savais depuis deux jours, n'avait qu'un chagrin d'amour et devait s'en tamponner carrément de ce que faisait l'ancienne de ses jupons et de la vie de sa mère. Sans éclat de rire, l'entretien aurait été carrément de la science fiction, le fait d'exploser a permis de communiquer tout à fait librement avec cette maman, sans tabou, sans jugement. Moralité: si vous avez un fou rire intempestif, n'ayez pas peur de le justifier, nous sommes des êtres humains, pas des robots.

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15 mai 2009

Coucou !

Chouette, l'ordi fonctionne de nouveau. Je suis contente de reprendre le clavier pour partager avec vous les coups de gueule, les billets d'humeur, les petites infos. Ce soir, je manque carrément de temps mais je voulais tout de même vous dire un petit bonsoir. Voilà qui est fait.

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28 avril 2009

Grippe porcine, à tes souhaits !

La grippe porcine, c'est bête mais pas seulement. Même si l'OMS s'inquiète parce que le virus a quelque chose d'unique, à savoir: un assemblage génétique inconnu, Mme Crocs rose nous rassure en déclarant que le vaccin contre la grippe aviaire ferait l'affaire et que la France était dotée d'assez de masques pour éviter l'hécatombe. Alors que la grippe du cochon ou le tapis rouge de Cannes ne nous empêchent surtout pas de rester vigilants (réforme des hôpitaux, licenciements, billets d'aller sans retour etc). La crise est toujours là alors n'oublions pas les réalités qui l'entourent.

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